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Actualité Guadeloupe - Tag : greve
Manifeste des créateurs culturels
17/04 à 12:51 0 commentaire Ajouter un commentaire
Nous diffusons le manifeste des créateurs culturels. Cet appel au liannaj du Kolektif Sonny Rupaire a été signé par des écrivains , comédiens, musiciens, responsable de structures culturelles artistes de Guadeloupe.
Elle ne sait pas encore dire où elle va, la Guadeloupe. Elle annonce seulement qu’elle vient. A grands pas...
Il n’y a pas de Guadeloupe. Pas encore. Dans le désordre, qui veut dire, la désorganisation temporaire de l’ordre DOM, elle a hélé quelque chose au passage. Un chalvari de mots, de sentiments, de tout, défiant les vocabulaires encravatés qui, du coup, sont devenus désuets : en combien d’euros évaluer ce qu’on a vécu, qui s’appelle VIVRE, quand La Pointe Jarry pointait aux îles désertes, quand Carrefour n’était plus le quatre-chemin de personne, quand le port était contraint d’écouter la mer en silence ? Et puis, quels Etats Généraux pourraient contenter un peuple dans tous ses états, quand souffle ce vent folâtre, cet avant-goût de liberté, sur tous les articles 73-74 ékèk, comme sur des bougies inutiles en plein soleil ? Elle ne sait pas encore dire où elle va, la Guadeloupe. Elle annonce seulement qu’elle vient. A grands pas. Dans la cosse d’une grammaire apprise sous DOM, où la raison économique prétendait être la seule à devoir nous relier d’homme à homme tout comme une religion, germait violemment notre étrangeté de peuple. Ce grand wélélé à ciel ouvert, ces tambours en drivaille, ont épelé tant d’inimaginables possibles ! Ceux qui, auparavant, faisaient métier de tout comprendre pour tout mettre à la norme afin d’apprendre au peuple ce qu’il doit être, les ont entendu comme jamais. Mais les voilà ababa, feuilletant des pages mille fois lues et tant apprises, tout étonnés de constater que rien de tout cela n’était écrit. Alors, il est peut-être venu, le temps de lâcher les capteurs d’âme, les plongeurs qui de l’effervescence pourraient nous ramener ces trésors de nous-mêmes, que nous ne savons pas, mais aimons déjà. Auteurs, écrivains, poètes, musiciens, comédiens, danseurs, plasti-ciens, cinéastes, raconteurs de toutes sortes, nous que relient d’autres valeurs que l’euro, bim-partons ! Oui, c’est bien la Guadeloupe que nous sentons submerger le DOM. Ce sont les balbutiements d’une pensée renouvelée qui ont occupé la rue, faute de lieu où se faire voir ou entendre, et de page où s’écrire. Ce sont les gestes des sans voix et des sans plume pour se dégager de l’engrenage consumériste, et pouvoir comprendre, maîtriser et traduire un destin de peuple. Quand l’homme s’extrait des mécanismes biologiques du manger et du boire pour clamer son existence collective au monde, alors, il y a, pour de bon, un appel d’air de culture, puis d’OEuvre. Tout ce qu’il faut pour nous construire et nous maintenir en tant qu’humanité. Nous en appelons donc aux créateurs de culture, non en tant que supplétifs du mouvement, mais en acteurs, pleinement AN LIYANNAJ, capables de mettre en lumière tout ce que nous aimons de nous-mêmes, nos valeurs partagées, de faire surgir nos symboles nécessaires, de retisser tout notre imaginaire. Et, par-dessus tout, d’aider la Guadeloupe à changer de stature par une reformulation inédite et multiple de son vouloir.
KOLEKTIF SONNY RUPAIRE 19 mars 2009
Le KSR " entend regrouper les créateurs de tous les secteurs de l’activité artistique. Son but est combattre les effets de la marchandisation de la culture dans la so-ciété de l’hyperconsommation, notamment la compartimentation du monde artistique. Les créations ne doivent plus être rangées dans des rayons, comme produits de première nécessité ou produits de luxe ; comme produits pour petites gens ou produits pour élite. La création culturelle guadeloupéenne est polymorphe, comme nos paysages, comme notre archipel, comme nos phénotypes, comme nos goûts, comme nos projets esthétiques, mais à la fois UNE, comme l’histoire qui nous a constitués en tant qu’humanité singulière. De ce point de vue, il n’y a qu’une Guadeloupe, potentiellement riche de toutes les pensées qui l’animent et de tous les efforts de ses artistes pour atteindre au sublime."
Liste des premiers adhérents à la démarche :
Philippe CALODAT (Comédien) - Gerty DAMBURY (Comédienne, auteure-metteuse en scène)- Sylvaine DAMPIERRE (Cinéaste) - Nikki ELISÉ (Arts visuels) - Jacqueline ETIENNE (Musicienne)-Gilda GONFIER (Auteure) - Claude HOTON (Ingénieur Culturel) - Joël JERNIDIER (Comédien)- José JERNIDIER (Comédien, auteur, metteur en scène) - Lucien JERNIDIER (Cadre d’établissement culturel) - Claire-Nita LAFLEUR (consultante, ex-directrice de l’Artchipel)-Gérard POUMAROUX (Musicien)-Richard-Victor SAINSILY (Arts visuels)-Frantz SUCCAB (Auteur)
Le manifeste Sonny Rupaire est disponible intégralemet sur le site du petit lexique colonial
Elle ne sait pas encore dire où elle va, la Guadeloupe. Elle annonce seulement qu’elle vient. A grands pas...
Il n’y a pas de Guadeloupe. Pas encore. Dans le désordre, qui veut dire, la désorganisation temporaire de l’ordre DOM, elle a hélé quelque chose au passage. Un chalvari de mots, de sentiments, de tout, défiant les vocabulaires encravatés qui, du coup, sont devenus désuets : en combien d’euros évaluer ce qu’on a vécu, qui s’appelle VIVRE, quand La Pointe Jarry pointait aux îles désertes, quand Carrefour n’était plus le quatre-chemin de personne, quand le port était contraint d’écouter la mer en silence ? Et puis, quels Etats Généraux pourraient contenter un peuple dans tous ses états, quand souffle ce vent folâtre, cet avant-goût de liberté, sur tous les articles 73-74 ékèk, comme sur des bougies inutiles en plein soleil ? Elle ne sait pas encore dire où elle va, la Guadeloupe. Elle annonce seulement qu’elle vient. A grands pas. Dans la cosse d’une grammaire apprise sous DOM, où la raison économique prétendait être la seule à devoir nous relier d’homme à homme tout comme une religion, germait violemment notre étrangeté de peuple. Ce grand wélélé à ciel ouvert, ces tambours en drivaille, ont épelé tant d’inimaginables possibles ! Ceux qui, auparavant, faisaient métier de tout comprendre pour tout mettre à la norme afin d’apprendre au peuple ce qu’il doit être, les ont entendu comme jamais. Mais les voilà ababa, feuilletant des pages mille fois lues et tant apprises, tout étonnés de constater que rien de tout cela n’était écrit. Alors, il est peut-être venu, le temps de lâcher les capteurs d’âme, les plongeurs qui de l’effervescence pourraient nous ramener ces trésors de nous-mêmes, que nous ne savons pas, mais aimons déjà. Auteurs, écrivains, poètes, musiciens, comédiens, danseurs, plasti-ciens, cinéastes, raconteurs de toutes sortes, nous que relient d’autres valeurs que l’euro, bim-partons ! Oui, c’est bien la Guadeloupe que nous sentons submerger le DOM. Ce sont les balbutiements d’une pensée renouvelée qui ont occupé la rue, faute de lieu où se faire voir ou entendre, et de page où s’écrire. Ce sont les gestes des sans voix et des sans plume pour se dégager de l’engrenage consumériste, et pouvoir comprendre, maîtriser et traduire un destin de peuple. Quand l’homme s’extrait des mécanismes biologiques du manger et du boire pour clamer son existence collective au monde, alors, il y a, pour de bon, un appel d’air de culture, puis d’OEuvre. Tout ce qu’il faut pour nous construire et nous maintenir en tant qu’humanité. Nous en appelons donc aux créateurs de culture, non en tant que supplétifs du mouvement, mais en acteurs, pleinement AN LIYANNAJ, capables de mettre en lumière tout ce que nous aimons de nous-mêmes, nos valeurs partagées, de faire surgir nos symboles nécessaires, de retisser tout notre imaginaire. Et, par-dessus tout, d’aider la Guadeloupe à changer de stature par une reformulation inédite et multiple de son vouloir.
KOLEKTIF SONNY RUPAIRE 19 mars 2009
Le KSR " entend regrouper les créateurs de tous les secteurs de l’activité artistique. Son but est combattre les effets de la marchandisation de la culture dans la so-ciété de l’hyperconsommation, notamment la compartimentation du monde artistique. Les créations ne doivent plus être rangées dans des rayons, comme produits de première nécessité ou produits de luxe ; comme produits pour petites gens ou produits pour élite. La création culturelle guadeloupéenne est polymorphe, comme nos paysages, comme notre archipel, comme nos phénotypes, comme nos goûts, comme nos projets esthétiques, mais à la fois UNE, comme l’histoire qui nous a constitués en tant qu’humanité singulière. De ce point de vue, il n’y a qu’une Guadeloupe, potentiellement riche de toutes les pensées qui l’animent et de tous les efforts de ses artistes pour atteindre au sublime."
Liste des premiers adhérents à la démarche :
Philippe CALODAT (Comédien) - Gerty DAMBURY (Comédienne, auteure-metteuse en scène)- Sylvaine DAMPIERRE (Cinéaste) - Nikki ELISÉ (Arts visuels) - Jacqueline ETIENNE (Musicienne)-Gilda GONFIER (Auteure) - Claude HOTON (Ingénieur Culturel) - Joël JERNIDIER (Comédien)- José JERNIDIER (Comédien, auteur, metteur en scène) - Lucien JERNIDIER (Cadre d’établissement culturel) - Claire-Nita LAFLEUR (consultante, ex-directrice de l’Artchipel)-Gérard POUMAROUX (Musicien)-Richard-Victor SAINSILY (Arts visuels)-Frantz SUCCAB (Auteur)
Le manifeste Sonny Rupaire est disponible intégralemet sur le site du petit lexique colonial
Actualité Guadeloupe - Tag : greve
Etats généraux : awa du lkp
07/04 à 00:55 0 commentaire Ajouter un commentaire
Déclaration du LKP à propos des etats genéraux. Le collectif réaffirme qu'il ne participera pas aux états états généraux de Guadeloupe. Ci-joint le communiqué du lkp :
Ki diab « états généraux » ésa !!
C’est la grève générale et le mouvement populaire historique des journées de Décembre, Janvier, Février et Mars 2009 kont pwofitasyon qui a conduit l’État Français à organiser leurs dits « états généraux » en Guadeloupe, avec l’arrière pensée de briser la dynamique LKP.
LKP déclare : Pon «états généraux» ne peut être dicté au Peuple Guadeloupéen.
C’est :
- De paris que M. Sarkozy a lancé ses « états généraux.
- De Paris que M. Sarkozy a désigné son coordinateur central.
- De Paris que M. Sarkozy a désigné ses personnalités référents.
- De Paris que M. Sarkozy a établi le mode de fonctionnement de ses états généraux, y compris dans les détails (ateliers, sujets, chefs d’atelier, calendrier, etc.)
- De Paris... ou plutôt... à Paris que se fera la synthèse de ces discussions de salon !
LKP refuse d’être la caution sociale, économique, politique et culturelle de Monsieur Sarkozy et de ses relais en Guadeloupe. Yo ja désidé biten a yo.
Nous déclarons que les « états généraux » du Peuple Guadeloupéen ont débuté depuis le 5 décembre 2008, que la plate- forme de revendications en 146 points et dix thèmes constituent le début du vaste chantier sur l’état des lieux, le diagnostic de notre société en mal-développement, caractérisée par des inégalités basées sur une pwofitasyon qui perdure depuis plus de quatre cent ans.
Après les avancées sociales arrachées de haute lutte par plus que 44 jours de mobilisation de masse dans les rues, un immense espoir de changement s’est levé chez les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe.
LKP entend concevoir avec le Peuple en mouvement de nouveaux rapports économiques et sociaux, pour passer d’une économie de plantation d’import-distribution à une économie de production tournée prioritairement vers la satisfaction des besoins du Peuple Guadeloupéen.
Une Guadeloupe avec des femmes et des hommes capables d’inventer une nouvelle société.
Aussi, nous devons notamment, avancer vers l’autosuffisance alimentaire, œuvrer pour le plein emploi, assurer la justice fiscale, protéger notre environnement, promouvoir un système d’éducation et de formation répondant aux besoins de la jeunesse, de son épanouissement et continuer à affirmer notre identité culturelle.
Nous devons favoriser une réelle expression démocratique de tous les Guadeloupéens, respectant le droit du Peuple Guadeloupéen à se donner la forme et le calendrier d’émancipation qu’il désire.
Seule la poursuite des luttes de masse, conduite par la classe des travailleurs conscients et organisés, fondée sur un programme né de ses propres besoins, aspirations et revendications pourra répondre aux espérances du Peuple.
Ce combat ne peut être mené victorieusement sans la participation de l’ensemble de la jeunesse et du Peuple. LKP se situe résolument dans cette logique.
ANNOU SANBLÉ pour nos propres revendications et aspirations.
La Gwadloup sé tannou,
La Gwadloup sépa ta yo ;
Yo péké fè sa yo vlé an péyi an nou
Manten, 04.04.09
Ki diab « états généraux » ésa !!
C’est la grève générale et le mouvement populaire historique des journées de Décembre, Janvier, Février et Mars 2009 kont pwofitasyon qui a conduit l’État Français à organiser leurs dits « états généraux » en Guadeloupe, avec l’arrière pensée de briser la dynamique LKP.
LKP déclare : Pon «états généraux» ne peut être dicté au Peuple Guadeloupéen.
C’est :
- De paris que M. Sarkozy a lancé ses « états généraux.
- De Paris que M. Sarkozy a désigné son coordinateur central.
- De Paris que M. Sarkozy a désigné ses personnalités référents.
- De Paris que M. Sarkozy a établi le mode de fonctionnement de ses états généraux, y compris dans les détails (ateliers, sujets, chefs d’atelier, calendrier, etc.)
- De Paris... ou plutôt... à Paris que se fera la synthèse de ces discussions de salon !
LKP refuse d’être la caution sociale, économique, politique et culturelle de Monsieur Sarkozy et de ses relais en Guadeloupe. Yo ja désidé biten a yo.
Nous déclarons que les « états généraux » du Peuple Guadeloupéen ont débuté depuis le 5 décembre 2008, que la plate- forme de revendications en 146 points et dix thèmes constituent le début du vaste chantier sur l’état des lieux, le diagnostic de notre société en mal-développement, caractérisée par des inégalités basées sur une pwofitasyon qui perdure depuis plus de quatre cent ans.
Après les avancées sociales arrachées de haute lutte par plus que 44 jours de mobilisation de masse dans les rues, un immense espoir de changement s’est levé chez les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe.
LKP entend concevoir avec le Peuple en mouvement de nouveaux rapports économiques et sociaux, pour passer d’une économie de plantation d’import-distribution à une économie de production tournée prioritairement vers la satisfaction des besoins du Peuple Guadeloupéen.
Une Guadeloupe avec des femmes et des hommes capables d’inventer une nouvelle société.
Aussi, nous devons notamment, avancer vers l’autosuffisance alimentaire, œuvrer pour le plein emploi, assurer la justice fiscale, protéger notre environnement, promouvoir un système d’éducation et de formation répondant aux besoins de la jeunesse, de son épanouissement et continuer à affirmer notre identité culturelle.
Nous devons favoriser une réelle expression démocratique de tous les Guadeloupéens, respectant le droit du Peuple Guadeloupéen à se donner la forme et le calendrier d’émancipation qu’il désire.
Seule la poursuite des luttes de masse, conduite par la classe des travailleurs conscients et organisés, fondée sur un programme né de ses propres besoins, aspirations et revendications pourra répondre aux espérances du Peuple.
Ce combat ne peut être mené victorieusement sans la participation de l’ensemble de la jeunesse et du Peuple. LKP se situe résolument dans cette logique.
ANNOU SANBLÉ pour nos propres revendications et aspirations.
La Gwadloup sé tannou,
La Gwadloup sépa ta yo ;
Yo péké fè sa yo vlé an péyi an nou
Manten, 04.04.09
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