Stéphanie Saint Clair Reine de Harlem à l'Artchipel

  • Artchipel, Basse Terre
  • Le 17 novembre 2017
  • 20h
  • 18 euros
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"STEPHANIE ST CLAIR, reine de Harlem"


Stéphanie st clair : Isabelle Kancel
Mise en scene : Nicole Dogue
Création lumière : Lilia Aruga
Création sonore : Stéphane Rivereau
producteurs & co-realisateurs : ce que jeu veut / fondation orange
 
Isabelle Kancel dans le rôle de Madame  Saint-ClairCette pièce est inspirée du Roman de  Raphaël Confiant "Madame St-Clair, Reine de Harlem" .Stéphanie St clair, ou le destin hors norme d'une immigrée martiniquaise, dans le Harlemdes années 30. Dans une maison de retraite du Queens à New York, une femme de quatre-vingts ans, native de la Martinique, déroule le récit de sa vie à son neveu Frédéric, qui, ayant jusque là ignoré son existence, vient la questionner sur les raisons de son exil. 

C’est l’histoire romancée de Stéphanie St-Clair, femme-gangster martiniquaise, qui fera sa place dans le Harlem des années 1920. Partie de rien elle va s’enrichir en créant une loterie clandestine, affrontant ainsi la mafia blanche, les gangsters noirs, la police new yorkaise, détrônant avec insolence nombre de concurrents, voire, les éliminant tout bonnement. A Manhattan elle devient une icône surnommée «Queenie».

Le destin « hors du commun » de Stéphanie St Clair débute en 1886 dans une case d’un quartier pauvre de Fort de France, «la cour fruit à pain» où elle naît de père inconnu. Elle supporte la ségrégation raciale à l’école qu’elle quitte à 12 ans, pour devenir bonne à tout faire dans une famille mulâtre où elle subit les assauts du fils de la maison. A la mort de sa mère, elle fuit la Martinique et s’exile en Métropole, direction Marseille où elle est serveuse dans un bar à marins. Un jour, sur un coup de tête, elle s’embarque sur un bateau en partance pour New York. Elle a 26 ans, on est 1912.

De bidonvilles sordides, en squats, en passant par la prison, après avoir eu froid, faim, avoir souffert de la défiance des Noirs, du mépris des Blancs, été violée par des membres du Ku Klux Klan, avoir émasculé un chef de gang, planté une fourchette dans l’oeil de son amant, tiré à bout portant sur son mari volage, Stéphanie St-Clair poursuit sa quête d’une vie meilleure. Bien que fluette, elle possède une force de caractère et un sang froid grâce auxquels elle parvient à se faire embaucher dans le gang des quarante voleurs, spécialisé dans le racket. Sa faculté d’adaptation et son culot lui permettent ensuite de se hisser hors de sa condition de miséreuse et de se tailler une place de choix dans ce Harlem sans pitié. Elle monte son propre gang et devient la patronne d’un puissant business

C’est au son du jazz du Cotton Club, que Madame Queen parade, enveloppée dans son manteau de fourrure, fume-cigarette en or à la bouche, au bras de ses gardes du corps, amants et hommes à tout faire, dans son quartier chic de Sugar Hill où réside l’élite noire d’Harlem. Ce qui lui permet de s’enrichir également intellectuellement au contact d’amis tels que l’historien W.E. Du Bois ou le poète Countee Cullen… SA vie s'achève dans une maison de retraite deu Queens à l'âge de 83 ans seule et oubliée de tous.

Vendredi 17 novembre – L'Archipel (Représentation scolaire du 16, annulée)

Samedi 2 Décembre – Centre Culturel de Sonis

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